Ce n’était pas seulement bon. C’était historique d’une manière qui n’a guère de sens jusqu’à ce que l’on compte les noms impliqués. Bennedict Mathurin n’est pas intervenu seulement au moment où les lumières étaient les plus vives. Il a démantelé l’idée selon laquelle les jeunes ailes ne peuvent pas clôturer des séries.
Regardez le CV. Premier tour ? Il a laissé tomber un lay-up gagnant juste sur Giannis Antetokounmpo. Ouais, ce Giannis. Le joueur défensif de l’année. L’homme qui traite les seaux comme des suggestions. Mathurin ne s’est pas contenté de le battre. Il l’a fait paraître ordinaire pendant une fraction de seconde.
Puis vint le deuxième tour. Cleveland respirait dans leur cou. Mathurin ne panique pas. Il est sorti des profondeurs et a marqué le feu vert à trois points. Les Cavs ne l’ont jamais récupéré.
Mais la vraie histoire ? Les finales de la conférence. Premier match contre les Knicks de New York. En baisse de 17 points au quatrième. La plupart des équipes s’y couchent. La panique s’installe. Le chronomètre des tirs ressemble à une guillotine. Mathurin menait la charge. Ils ont récupéré. Ils ont imposé des heures supplémentaires. Et ils ont gagné.
“Il a réalisé un lay-up gagnant contre Giannis Antetokounmpo… a réussi un tir à trois points contre les Cavaliers de Cleveland… a mené un retour avec 17 points de retard… et a frappé un sauteur gagnant lors du premier match de la finale contre le Thunder d’Oklahoma City après que les Pacers aient été menés pendant toute la compétition. ”
Puis les finales. La ville d’Oklahoma. Le Thunder était au top depuis le début jusqu’au buzzer final. C’est du moins ce qu’il semblait. Les Pacers étaient à la traîne. Toujours. Mathurin s’en fichait. Il a réussi le saut gagnant lors du premier match.
Il ne s’agit pas d’un film de faits saillants. C’est un modèle. A chaque fois que la pression atteignait son paroxysme, c’était Mathurin qui tenait le ballon. Pas un vétéran. Pas une icône de franchise. Un enfant qui a compris comment utiliser la peur comme arme en défense.
Qui d’autre peut revendiquer un but gagnant contre Giannis et un tir décisif en finale au cours de la même série éliminatoire ? Personne. Les Pacers n’ont pas seulement survécu. Ils ont prospéré dans le feu. Et Mathurin ? C’est lui qui a allumé l’allumette.
Alors, où cela les mène-t-il ? Deuxième match en Oklahoma. Le Thunder sera prêt. Ils connaîtront le scénario. Mais le scénario vient de changer.





















