Vivre avec le label

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Obtenir un diagnostic n’est pas seulement médical. C’est un coup de fouet émotionnel. Choc, colère, chagrin. Alors peut-être un soulagement. Vous avez enfin un nom pour le brouillard.

Le déni s’installe aussi. Pas seulement le vôtre. Le déni de la société. La stigmatisation se nourrit de la peur et de l’ignorance. Changer ce récit est la seule issue.

La culture pop décrit les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer comme des personnages lents, oublieux et colériques. Les stéréotypes mentent. Pour eux, vivre avec cette maladie est une honte secrète.

“Les gens se cassent les chevilles. Ils ont besoin d’une arthroplastie de la hanche.” Le Dr Alvaro Pascual-Leone dit que ces choses sont faciles à admettre. Une maladie cérébrale ? Histoire différente. Nous traitons les troubles neurologiques comme une faiblesse personnelle. Pourquoi le cache-t-on ?

Mais un diagnostic n’est pas une condamnation à perpétuité. Ce n’est pas la fin de votre identité. Combattre la stigmatisation commence par de petits choix tenaces. Comment tu parles. Qui vous laissez près de chez vous.

1. Posséder la vérité

Le silence alimente le jeu de la honte. Si vous ne dites pas que vous souffrez de la maladie d’Alzheimer, vous laissez la rumeur décider de ce dont il s’agit.

Partager votre diagnostic reprend le contrôle. Cela force la réalité à entrer dans la pièce.

Le Dr Pascual-Leone soutient qu’ignorer cette étiquette entraîne des implications apocalyptiques. Cela nuit au patient, à sa famille et à la société. Il vole les fenêtres d’intervention précoce. Le dire aux gens vous permet de prendre des décisions maintenant. Alors que vous avez encore la capacité de diriger le navire.

2. Les faits plutôt que les peurs

L’ignorance crée des monstres. La connaissance construit des cartes.

Armé d’informations réelles, vous pouvez corriger les hypothèses. Les gens pensent que la maladie d’Alzheimer signifie une perte rapide de soi. Perte d’indépendance du jour au lendemain. C’est le pire des cas. Ce n’est pas la règle universelle.

Allez aux sources. L’Association Alzheimer. La Fondation de l’Amérique. Centres de recherche locaux liés à l’Institut national du vieillissement. Ces groupes fournissent les munitions dont vous avez besoin pour éduquer les personnes qui se soucient de vous.

3. Corrigez le vocabulaire

La précision compte.

Le Dr Pascual-Leone souligne une erreur courante. Les gens utilisent « déficience cognitive légère » et « Alzheimer » comme synonymes. Ce n’est pas le cas.

“Toutes les démences ne sont pas des maladies d’Alzheimer. Tous les patients atteints de la maladie d’Alzheimer ne souffrent pas de démence.”

La confusion de ces termes entraîne des traitements manqués. Cela bloque l’accès aux essais de recherche. Lorsque vous entendez un mauvais mot utilisé, corrigez-le calmement. Simplement. Dirigez-les vers la source. La clarté tue la confusion.

4. Restez visible

L’isolement est dangereux. Il est également contre-intuitif de survivre.

Se retirer après le diagnostic est tentant. On se sent en sécurité. Le Dr Pascual-Leone affirme que cela accélère le déclin.

Si vous vous cachez, les gens pensent que vous êtes impuissant. Vous manquez l’occasion de leur montrer que vous pouvez toujours profiter d’un concert. Vous pouvez toujours vous connecter.

Restez dans votre communauté. Rejoignez des groupes de soutien. Trouvez-en d’autres dans les tranchées. En personne ou en ligne. Les hôpitaux et les organisations à but non lucratif peuvent vous orienter vers ces réseaux. Être vu aide tout le monde.

5. Fixez des limites

Ne les laissez pas vous traiter comme un enfant.

Certaines personnes réagissent avec pitié. Ils deviennent contrôlants. Ils reprennent les décisions que vous pouvez encore prendre. Ils ont vu une démence à un stade avancé et supposent qu’il s’agit du premier stade.

Vous n’êtes pas brisé.

Parlez si quelqu’un est condescendant. S’ils rejettent votre contribution. Soyez clair. Dites-leur qu’ils ont dépassé les limites.

Cela aide d’avoir un champion. Choisissez un proche de confiance qui connaît vos souhaits. Ils peuvent défendre votre dignité lorsque votre voix risque de s’atténuer plus tard.

6. Humaniser les données

Les récits médiatiques sont cliniques. Froid. Ils se concentrent sur la biologie. Ils présentent les patients comme des victimes ou des fardeaux.

Ces opinions proviennent de médecins ou de soignants. Ils sont valables mais incomplets.

Nous avons besoin d’histoires de l’intérieur de la maison. Lorsque vous partagez publiquement votre expérience vécue, vous brisez le stéréotype. Vous montrez l’être humain dans son ensemble, pas seulement la pathologie cérébrale.

Cela change la façon dont les autres perçoivent la maladie. Peut être.

“Écouter directement les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer peut offrir une vision plus complète de ce à quoi ressemble réellement la vie.”