Acheter des billets culturels pourrait littéralement ralentir le vieillissement

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Le manuel habituel de la longévité est épuisant. Faites plus d’exercice. Dormez plus fort. Mangez du chou frisé jusqu’à ce qu’il brûle. Gérer le stress.

Mais que se passe-t-il si l’ingrédient manquant n’est pas un autre shake protéiné ? Et s’il s’agit d’un talon de ticket ?

De nouvelles recherches suggèrent que l’achat d’une entrée dans un musée ou une salle de concert pourrait être l’un des rares moyens de ralentir directement le vieillissement biologique chez les adultes. Cela semble contre-intuitif. Assis toujours. Regarder un mur. Écouter du bruit.

Pourtant, les données publiées dans le Journal of Epidemiology & Community Health montrent une dure réalité : les personnes âgées qui s’engagent régulièrement dans la culture ont des âges biologiques inférieurs. Pas de meilleure humeur. Pas seulement un rappel plus précis. De véritables marqueurs physiologiques suggèrent que leur corps vieillit plus lentement que ne le laisseraient entendre leurs dates calendaires.

Qu’est-ce qui mesure réellement « l’âge biologique » ?

Vous ne vous sentez pas seulement plus jeune. Vous mesurez différemment.

L’âge biologique est ici calculé à l’aide d’un composite de marqueurs physiologiques. Fonction pulmonaire. Force de préhension. Vitesse de marche.

Deux personnes peuvent toutes deux atteindre 65 ans. L’une mélange. Les autres sprints. Leur âge chronologique est identique. Leur âge biologique est aux antipodes. L’étude a suivi ces mesures concrètes, et non le bonheur subjectif.

Voici le truc : pour chaque augmentation d’un point de l’engagement culturel, l’âge biologique diminue de manière significative. Les chercheurs ont contrôlé les variables évidentes. Revenu. État de santé existant. Niveaux d’activité physique.

Le lien est resté. Cela est important car cela exclut l’hypothèse paresseuse selon laquelle seules les personnes riches et en bonne santé peuvent se permettre d’aller au théâtre. L’association a tenu malgré tout.

Pourquoi la culture lutte-t-elle contre le vieillissement au niveau cellulaire ?

Le stress est l’ennemi.

L’inflammation chronique et les pics de cortisol sont des facteurs connus d’un vieillissement accéléré. Ils décomposent les tissus. Ils embrouillent l’esprit.

Daisy Fancourt, professeur à l’University College de Londres qui dirige des recherches dans ce domaine, l’a expliqué sur le podcast mindbodygreen. Elle a expliqué que l’engagement artistique entraîne des réductions mesurables des hormones de stress. Cela diminue la fréquence cardiaque. Cela fait baisser la tension artérielle. Cela freine l’inflammation.

“Réduction des hormones du stress… et réduction de l’inflammation, qui sont impliquées dans la santé physique.”

C’est une attaque directe contre la machinerie de la décomposition.

Ensuite, il y a le cerveau.

La plupart des applications cognitives vous entraînent à faire une chose spécifique. Faites correspondre les paires. Rappelez-vous le numéro. C’est une tâche unique. La culture est un « exercice pour tout le cerveau ». Fancourt le dit sans détour.

Lorsque vous vous tenez devant un tableau ou regardez un film, plusieurs régions s’illuminent simultanément. La mémoire s’active. Le traitement émotionnel entre en jeu. La pensée créative s’engage. C’est complexe. C’est soutenu. Les applications ne peuvent pas reproduire ce modèle de déclenchement neuronal spécifique.

Comment utiliser les arts sans anxiété

Si l’idée d’entrer dans une salle de concert formelle vous donne la chair de poule, ce n’est pas grave.

Vous n’avez pas besoin d’opéra. Vous n’avez pas besoin de smoking.

La clé est l’engagement intentionnel. C’est là que la plupart des gens échouent. La musique d’ambiance dans un café ne compte pour rien. L’écoute passive n’apporte aucun bénéfice neurologique. Vous devez faire attention.

Fancourt appelle cela la « micro-dose quotidienne ».

Lisez pendant vingt minutes. Vraiment lu. Ne survolez pas. Écoutez un nouvel album. Concentrez-vous entièrement sur la texture du son. Accordez-lui toute votre attention cognitive.

Ou essayez un bloc hebdomadaire. Une heure. Juste un.

Les recherches suggèrent que consacrer soixante minutes par semaine à un engagement artistique peut produire des changements évidents dans les marqueurs de santé mentale et physique en seulement douze semaines. Il ne s’agit pas d’une entreprise du tout ou rien. C’est une habitude.

La variété aide aussi.

S’en tenir uniquement au jazz ne vous apportera pas autant que le jazz mélangé au théâtre mélangé à une visite dans une galerie d’art. Pensez-y comme à la nutrition. Une alimentation diversifiée alimente davantage de voies. Un apport culturel diversifié stimule davantage de réseaux neuronaux. Défiez vos attentes.

Cette étude change de cadre.

Une soirée au théâtre n’est pas une dépense frivole. C’est une habitude de longévité. Aucune ordonnance requise. Pas d’abonnement au gym. Aucun équipement.

Juste attention.

Ainsi, lorsque vous comparez le coût de ces billets aux heures de défilement sur votre téléphone, tenez compte des données. Votre corps pourrait garder le score mieux que votre esprit ne le pense.