Il frappe sans prévenir. Le diaphragme se contracte. Les cordes vocales se ferment. Vous êtes coincé avec ce hic rythmique pendant ce qui semble être une éternité, ou peut-être juste quelques minutes. Tout le monde connaît ce sentiment. C’est imprévisible. C’est irritant. Et surtout, on ne sait pas quand cela va se terminer.
Nous appelons cela un hoquet. Techniquement, il s’agit d’une contraction soudaine du diaphragme, suivie de la fermeture rapide de la glotte. C’est la science. La contrariété est personnelle.
Il n’existe pas de solution universelle. Rien ne fonctionne pour tout le monde. Pourtant, nous continuons à essayer de vieux remèdes. Nous essayons de retenir notre souffle. Nous buvons de l’eau glacée à l’envers. Nous mangeons une cuillerée de sucre. Certains d’entre eux sont inoffensifs. D’autres ne sont que des mesures désespérées nées de la frustration.
J’ai fouillé dans le folklore. J’ai regardé la physiologie. Le but n’est pas de trouver une solution miracle, car il n’en existe pas. L’objectif est de comprendre pourquoi cela se produit et de trouver des méthodes susceptibles d’interrompre la boucle réflexe.
La physiologie du spasme
Avant de traiter le symptôme, vous devez savoir contre quoi vous combattez. Un hoquet est un arc réflexe. Cela implique le nerf phrénique, le nerf vague et la moelle épinière du tronc cérébral. Quelque chose irrite l’une de ces voies.
La cause est souvent bénigne.
– Manger trop vite.
– Boire des boissons gazeuses.
– Changements brusques de température.
– Stress émotionnel.
Parfois, c’est quelque chose de plus persistant. Le reflux gastro-œsophagien (RGO) est un coupable courant. Il en va de même pour l’irritation de la muqueuse de l’estomac. Dans de rares cas, des problèmes neurologiques ou des tumeurs peuvent déclencher un hoquet persistant. Pour la personne moyenne qui vit un bref épisode, ce n’est qu’un problème dans le système.
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La plupart des remèdes reposent sur un mécanisme : l’interruption du signal nerveux. Ils ne guérissent pas le hoquet. Ils réinitialisent le réflexe.
1. Contrôle de la respiration
Retenir sa respiration augmente les niveaux de dioxyde de carbone dans le sang. Cela peut détendre le diaphragme. Cela vous oblige également à vous concentrer sur votre rythme respiratoire, en ignorant l’envie spasmodique.
– Respirez profondément.
– Tenez-le pendant 10 à 20 secondes.
– Expirez lentement.
2. La stimulation du nerf vague
Le nerf vague va du cerveau à l’abdomen. Le stimuler peut perturber le signal du hoquet.
– Se gargariser avec de l’eau glacée.
– Sucer un glaçon.
– Tire sur ta langue. (Cela semble étrange, mais cela stimule les terminaisons nerveuses de la gorge.)
3. Le réflexe de plongée
Plonger votre visage dans l’eau froide déclenche le réflexe de plongée des mammifères. Cela ralentit le rythme cardiaque et peut réinitialiser le système nerveux. Ce n’est pas une solution garantie, mais le risque est faible.
Quelle méthode arrête réellement le hoquet ?
Aucune étude évaluée par des pairs ne prouve qu’une méthode bat toutes les autres. Les preuves sont anecdotiques. Cependant, certaines techniques ont un fondement plus physiologique que d’autres.
| Méthode | Mécanisme | Probabilité de succès |
|---|---|---|
Le hoquet est ennuyeux. Ils interrompent les repas. Ils perturbent le sommeil. Et ils s’arrêtent généralement tout seuls, mais pas assez vite à votre goût.
La solution la plus courante est également la plus simple. Boire de l’eau.
Vous pouvez avaler un grand verre d’un seul coup. Ou prenez de petites gorgées jusqu’à ce que les spasmes cessent. Le but est d’interrompre l’arc réflexe. L’eau agit en stimulant le nerf vague. Ce nerf contrôle votre diaphragme. La perturbation du signal brise souvent le cycle.
Concentrez votre attention
Parfois, il suffit de distraire votre cerveau. Concentrez votre concentration ailleurs.
Essayez de lister tout ce que vous avez fait cette semaine. Rappelez-vous de petits détails d’un film. Résolvez un problème de calcul mental. Plus vous utilisez votre cerveau, moins vous vous concentrez sur le réflexe du hoquet. C’est un dépassement mental. Votre corps est désorienté par la charge cognitive. Le hoquet disparaît sans que vous vous en rendiez compte.
Bougez
Rester assis aggrave le hoquet. Bougez votre corps.
Montez les escaliers. Courez sur place. Faites du jogging autour du pâté de maisons. L’activité physique aide votre diaphragme à se détendre. Cela modifie le flux sanguin. Cela change votre rythme respiratoire. Un simple changement de posture peut également aider. Se pencher en avant comprime la poitrine. Cette pression pourrait réinitialiser les signaux nerveux.
Acide et sucre
Les agrumes ne sont pas seulement destinés à la saveur. Ce sont des outils fonctionnels.
Mettez un peu de jus de citron sur un morceau de sucre. Laissez-le se dissoudre dans votre bouche. L’acidité déclenche une forte réponse gustative. Cela choque le diaphragme. Cela force le muscle à se contracter différemment. Le changement soudain arrête le spasme.
Si vous détestez le sucre, évitez-le. Sucez directement une tranche de citron. L’acidité est intense. Cela submerge les nerfs sensoriels. Le résultat est le même. Le hoquet disparaît rapidement.
Froid et collant
Mettez un glaçon sur votre nombril. Cela semble bizarre. Ça marche.
Le nombril est proche du diaphragme. Le choc froid calme les contractions musculaires. Cela réduit l’inflammation. Il réinitialise les terminaisons nerveuses. Tenez-le là jusqu’à ce que le hoquet cesse. Ou jusqu’à ce que la glace fonde. Selon la première éventualité.
Alternativement, essayez un aliment collant. Une cuillerée de miel fonctionne. Le beurre de cacahuète aussi. La texture recouvre la gorge. Cela modifie le réflexe de déglutition. Cette action mécanique distrait le diaphragme. Cela stoppe les à-coups involontaires.
Rien de tout cela n’est magique. Ce sont des trucs. Ils exploitent les réflexes du corps contre eux-mêmes. Choisissez-en un. Essayez-le. Voyez ce qui fonctionne pour vous.
Pourquoi la sauce épicée arrête le hoquet
Il ne s’agit pas de masochisme. La chaleur de la sauce piquante oblige votre cerveau à donner la priorité à la brûlure plutôt qu’au spasme. Le diaphragme oublie de trembler. Le hoquet disparaît. Ne le traitez pas comme un condiment quotidien.
Le vinaigre de cidre de pomme comme relaxant
Les agrumes et le vinaigre partagent un trait : l’acide. Cette saveur acérée détend le muscle du diaphragme presque instantanément. Une cuillère à café fonctionne directement. Diluez-le dans de l’eau si vos papilles se rebellent. Vous n’avez pas tort d’hésiter.
Pression auriculaire et astuces respiratoires
Boucher vos conduits auditifs pendant 30 secondes interrompt le signal. Idem en retenant sa respiration. Inspirez profondément. Arrêt. Tenez pendant au moins une demi-minute. Si vous pouvez y aller plus longtemps, c’est mieux. L’accumulation de dioxyde de carbone dans les poumons signale au corps d’abandonner le réflexe du hoquet. C’est un bouton de réinitialisation physiologique.
Masser les oreilles
Se frotter les oreilles n’est pas aléatoire. Ces muscles se connectent à l’abdomen et aux poumons. Étirer ou appuyer sur le conduit auditif affecte ce lien. Cela relâche la tension. Le diaphragme emboîte le pas.
La position genou contre poitrine
Allongez-vous. Tirez vos genoux vers votre poitrine. Tenez pendant une minute complète. Cela comprime l’abdomen. Cela force le diaphragme dans un nouvel alignement. Le spasme éclate.
L’anis et le nerf vague
Les herboristes ne jurent que par les graines d’anis. Mâchez-les. Ils ciblent le nerf vague. Ce nerf contrôle le diaphragme. Lorsqu’il est stimulé, le cycle du hoquet court-circuite. C’est un vieux remède qui a un sens anatomique.
